Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

TEXTE seulement  

 n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. le 30 Mars 2012

Le Honduras devient un axe stratégique du Pentagone en Amérique centrale

John Lindsay-Poland

MALGRÉ les dénonciations systématiques faisant état de graves abus de droits de l’Homme et de la corruption de la police et de l’armée au Honduras, le Pentagone a augmenté à 53,8 millions de dollars les dépenses dans ce pays pour l’année fiscale de 2011, ce qui représente une hausse de 71% par rapport à l’année précédente.

Beaucoup des dépenses consenties l’année dernière par le Pentagone au Honduras – environ 24 millions de dollars – ont été destinées à la base militaire US de Palmerola, également connue comme Soto Cano, selon des données contenues dans les contrats publiés par le site usaspending.gov, recueillies par le Mouvement de Reconciliation (FOR pour son sigle en anglais).

Contracting, Consulting, Engineering (CCE), une entreprise de construction qui a ses bureaux à Annapolis, dans le Maryland, s’est vue octroyer au mois d’août un contrat de 15 millions de dollars pour la construction d’une nouvelle caserne pour les troupes basées à Soto Cano.

L’armée US dépense aussi de l’argent dans la formation militaire et la construction d’infrastructures pour les troupes honduriennes.

Un exemple : les exercices militaires baptisés « au-delà de l’horizon », qui ont débuté le 12 mars et s’étendront pendant quatre mois.

Ces manœuvres comportent la construction d’immeubles dans la base du Bataillon d’infanterie hondurien à Naco, Cortés, en vertu d’un contrat conclu par l’Armée du Sud des États-Unis. Des contrats précédents ont permis aux USA de construire des bases à Caratasca (sur la Côte atlantique) et Guanaja (dans la Caraïbe), et d’augmenter leur présence militaire dans l’enclave de Soto Cano.

Les fonds destinés par le Pentagone à l’Amérique latine dans son ensemble ont augmenté de 31,5 millions de dollars en 2011, à 417 millions, sans compter l’argent destiné à l’achat de combustible.

Aux Bahamas, où la Marine de guerre possède le Centre sous-marin atlantique d’essai et d’évaluation (AUTEC), le montant destiné par le Département de défense US à la sphère militaire s’est élevé à 93 millions de dollars.

L’AUTEC est doté d’un polygone en eaux profondes pour armes, et est raccordé à un siège situé à West Pal Beach, 177 kilomètres au nord-ouest.

L’année dernière, le Pentagone a signé des contrats évalués à 163 millions de dollars pour entreprendre des travaux dans la base (illégale) de Guantanamo, à Cuba, dotée d’une prison où sont détenus (sans jugement) des personnes suspectées de terrorisme.

Le budget employé par le Pentagone dans ces besognes ne concerne pas les dépenses de personnel directement employé par le gouvernement fédéral des États-Unis, ni celles des milliers de marines embarqués sur les porte-avions de l’US Army déployés dans la région. Pas plus que les ventes d’armes ou l’assistance militaire accordée par les USA à travers le Département d’État à des programmes d’aide extérieure.

Just the Facts a publié une analyse de la demande de budget formulée par Obama pour l’aide militaire et économique pour l’Amérique latine en 2013, qui confirme une augmentation de la proposition d’aide militaire des États-Unis au Honduras, et une diminution en Colombie, au Mexique et en Haïti.

L’assistance militaire au Guatemala a comporté des sommes pour la conception et la construction, en 1012, d’un « centre d’opérations contre le trafic de drogue » à Champerico, et d’un quai dans le Port de San José, ainsi que des installations pour la formation et la protection des troupes à Coban. (Extrait tiré du quotidien numérique vozelsoberano)
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2012.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page