LE Front parlementaire de solidarité avec Cuba a été
lancé officiellement le 9 mai à Sao Paulo. La cérémonie
s’est déroulée dans le cadre de la 5e Convention
pauliste de solidarité avec Cuba, à l’Assemblée
législative de l’État de Sao Paulo.
Organisé par le Mouvement pauliste de solidarité avec
Cuba, la rencontre a réuni plusieurs organisations
sociales, partis politiques et personnes solidaires de
l’île caraïbe.
Dans son discours inaugural, le consul général de
Cuba à Sao Paulo, Lazaro Mendez, a rappelé que son pays
est soumis depuis plus de 50 ans au criminel blocus
économique, financier et politique des États-Unis.
Le diplomate s’est également prononcé contre
l’exclusion de Cuba du Sommet des Amériques qui s’est
tenu cette année en Colombie. « C’est un signe que ces
rencontres sont chapeautées par le gouvernement des
États-Unis, qui s’en sert pour exercer sa domination
d’une manière qui n’a rien de démocratique et sans aucun
respect pour des pays souverains », a-t-il dit.
Plus loin, Mendez a relevé l’importance des campagnes
qui sont organisées à travers le monde en faveur de la
libération des Cinq antiterroristes cubains injustement
incarcérés aux USA, et il a abordé plusieurs aspects de
l’actualisation du modèle économique et social cubain.
« Nos réformes sont économiques. Nous ne faisons pas
de réformes politiques. Nous voulons un modèle
économique capable d’assurer un développement durable
tout en préservant les conquêtes de la Révolution »,
a-t-il souligné.
SOUTIEN BRÉSILIEN
L’éducatrice Elza Lobo, militante du mouvement de
solidarité avec Cuba, a évoqué le soutien du Brésil à la
jeune Révolution cubaine. « Il y avait une ambassade du
Brésil à La Havane, et à cette époque, par un heureux
hasard l’ambassadeur a directement appuyé ce processus,
un épisode qui n’a jamais été divulgué ».
Une déclaration lue au terme de la cérémonie
signalait : « Cuba entreprend actuellement de grands
changements pour renforcer la Révolution et le pouvoir
populaire (…) nous sommes ici pour contrecarrer les
campagnes médiatiques qui visent à déformer la réalité
cubaine (…) Cuba n’est pas seule ! Nous résistons avec
elle ! Vive le socialisme ! ».
GUANTANAMERA
La rencontre de solidarité, qui a été animée par le
groupe musical chilien Canto Libre, s’est terminée sur
l’air de la populaire chanson Guajira guantanamera.
Cet événement s’inscrivait dans le cadre des
préparatifs de la 20e Convention nationale de solidarité
avec Cuba, prévue du 24 au 27 mai à Salvador de Bahia.
Étaient présents à ce meeting : le député Adrian
Diogo (PT), qui a présidé la rencontre ; le député Pedro
Simão ; le chef de cabinet et consul de la République
bolivarienne du Venezuela à Sao Paulo, J. Torrealba
Torres ; la présidente de Cebrapaz, Socorro Gomes ; le
secrétaire aux Relations internationales du PCdB,
Ricardo Abreu ; Emir Mourad, de la Fédération arabo-palestinienne
du Brésil (FEPAL) ; la représentante de l’Association
d’intégration Paraguay-Brésil Japayke, Mercedes Alencar,
entre autres organisations ; des représentantes du
Mouvement des femmes Olga Benario ; du Mouvement de
consultation populaire, et du mouvement social Levante
popular da Juventude
La députée Leci Brandão, qui n’a pas pu assister à la
rencontre, était représentée par Elizeu Soares Lopes,
chef de cabinet du PCdB (Source : Cebrapaz).