Une page
du Washington
Post exige la liberté des Cinq
antiterroristes cubains
WASHINGTON.— Le quotidien Washington Post
a publié le 30 avril une annonce exigeant la
libération immédiate des cinq
antiterroristes cubains injustement
emprisonnés aux États-Unis depuis 1998.
À l’initiative du Comité national pour la
libération des cinq Cubains, l’annonce a été
publiée grâce à l’effort de 325
organisations qui ont contribué au
financement de cette action.
La page du Washington Post réclame la
libération de Gerardo Hernandez, Fernando
Gonzalez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero
et René Gonzalez, détenus le 12 septembre
1998, et soumis à un procès manipulé pour
des raisons politiques.
Selon Gloria La Riva, coordinatrice du
Comité « chaque centimètre de couverture
dans les journaux, chaque minute de
télévision et de radio sur les Cinq – comme
on les connaît dans le monde entier – et sur
leur mission antiterroriste, de même que la
campagne pour leur libération, ont été le
résultat d’une lutte incessante.
« C’est la raison pour laquelle nous
avons décidé de publier une page complète
dans le Washington Post, a souligné Gloria
La Riva, pour exiger que la classe politique,
depuis le président Barack Obama jusqu’aux
membres du Congrès et du Département de la
Justice, mettent un terme à cette terrible
injustice et libèrent les Cinq. »
« Nous sommes infiniment reconnaissants à
toutes les personnes qui ont rendu possible
la publication de cette annonce », a ajouté
la militante étasunienne.
Le Washington Post est le journal le plus
lu dans la capitale étasunienne, et le 6e du
pays, avec un tirage quotidien qui dépasse
les 500 000 exemplaires, et 1,8 million de
lecteurs.
Le Comité de solidarité avec les Cinq
avait déjà publié une première annonce en
page complète du New York Times, le 3 mars
2004, ce qui fut la plus importante
explication apportée sur l’affaire des Cinq
dans la presse nord-américaine.
Depuis lors, des annonces ont été
publiées dans d’autres journaux, des
conférences de presse ont été réalisées dans
le cadre d’une stratégie pour briser le
silence des médias sur l’affaire des Cinq.