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 C U L T U R E L L E S

La Havane. 28 Juin 2012

Mexique
Sur le chemin des présidentielles

Deisy Francis Mexidor

DE nombreuses enquêtes révèlent que dans l’actuelle campagne présidentielle mexicaine, environ 20% des citoyens sont encore indécis sur le choix de leur candidat et sur le fait même de savoir s’ils se déplaceront jusqu’aux urnes le 1er Juillet prochain.

Ce pourcentage correspond au nombre d’indécis, une tranche de la population qui représente entre 17 et 25 millions de personnes, qui à l’évidence, pourraient faire la différence au moment de désigner le futur président de la République pour le prochain mandat de 2012-2018.

Cette sorte de boule de cristal est pourtant trompeuse et elle est souvent utilisée pour manipuler l’opinion publique, signale le dirigeant politique mexicain Cuauhtémoc Amezcua Dromondo, au sujet de la guerre des sondages qui a actuellement lieu dans le pays.

Certains sondages sont ouvertement manipulés en faveur de certaines organisations politiques, affirme Amezcua, président du Parti Populaire Socialiste Mexicain (le PPS).

Ces sondages s’adaptent savamment aux convenances du moment, et cela fonctionne, souligne-t-il, en commentant les résultats des instituts de sondages pour les quatre candidats en lice pour la présidence de la République.

Il signale que dans cette campagne électorale, on a voulu faire croire dès le départ que la bataille se jouerait entre deux candidats, le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) et le Parti d’Action Nationale (PAN), et ainsi ignorer l’option anti-néolibérale que représente Andrés Manuel Lopez Obrador.

Pour Amezcua, ce raisonnement n’est pas faux : en effet, la bataille des urnes sera un duel, non pas entre le PRI et le PAN, mais entre l’Alliance des gauches du Mouvement Progressiste de Lopez Obrador et l’un des deux partis partis traditionnels.

Les sondages donnent favori le leader de la coalition Engagement pour le Mexique du PRI et du PVEM (Parti Vert Écologiste). Enrique Peña Nieto, suivi par Lopez Obrador, qui, il y a quelques semaines a réussi à reléguer en troisième position la candidate du PAN, Josefina Vazquez Mota; loin derrière, en quatrième position, le candidat écologiste Gabriel Quadri, du Parti de la Nouvelle Alliance (PANAL).

L’objectif du candidat Quadri est d’obtenir un score de 2%, minimum requis pour le maintien officiel de cette force comme parti politique.

A Guadalajara (Jalisco), s’est tenu le deuxième et dernier grand débat entre les candidats, organisé par l’Institut Fédéral Électoral. Les deux candidats en tête des sondages ont évité la confrontation et ont essayé d’exposer clairement leurs propositions; Josefina Vazquez Nieto,quant à elle, à la recherche d’un nouveau souffle, s’est retranchée dans une posture offensive.

DERNIERE LIGNE DROITE, COUPS BAS

A moins de trois semaines des élections, la scène politique mexicaine est en ébullition.

Ces derniers jours, les critiques et les accusations entre les candidats se sont multipliées, même si ces derniers affirment ne pas vouloir tomber dans des provocations systématiques.

La propagande s’est également intensifiée dans les médias, particulièrement à travers la diffusion d’annonces qui visent à répandre la peur, à miner la confiance parmi les citoyens et à modifier les intentions de vote.

Dans le cas particulier du candidat du Mouvement progressiste Lopez Obrador, on constate qu’il est victime de la même tentative de manipulation qu’en 2006, où, déjà candidat aux élections présidentielles, il avait été stigmatisé comme un danger pour le Mexique.

La course à «Los Pinos» ( «les Pins», résidence des Présidents au Mexique) réserve sa dose d’émotions jusqu’à la dernière minute, et les pronostics des principales forces politiques qui ont tenté de bipolariser ces élections entre le PRI et le PAN, ignorant ainsi les options anti-néolibérales représentées par Obrador, sont en train de s’effondrer.

Au Mexique, il y a quatre options (quatre candidats) mais une seule possibilité de changement, affirme Cuauhtémoc Amezcua.

Pour l’instant, les candidats parcourent le territoire national de meeting en meeting, et les médias continuent de saturer de propagande leur programmation habituelle.
 

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