Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

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 C U B A

La Havane. 9 Août 2012 

Pour éviter toute
interprétation erronée

LORS de la dernière Session plénière de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le député de la municipalité spéciale de l’île de la Jeunesse, l’artiste Alexis Leyva Machado (Kcho) est intervenu dans le débat préalable à l’approbation de la nouvelle Loi fiscale.


Le député Kcho a souligné la nécessité d’une loi fiscale qui concerne 100% des citoyens qui exercent une activité professionnelle active.

Ses paroles, dans lesquelles il a manifesté son soutien à la Loi comme instrument destiné à renforcer le socialisme cubain, ont été l’objet de manipulations et d’interprétations tendancieuses dans le but de dénaturer non seulement le contenu de sa déclaration mais aussi de discréditer l’artiste.

On connaît l’origine de ces attaques – ceux qui depuis l’étranger orchestrent et se joignent à toute campagne anti-cubaine organisée par les ennemis de la Patrie – et quel est leur objectif : tenter de semer la confusion, le malaise et la division entre les artistes, les écrivains, et les travailleurs de la culture dans le pays, et dans la population en général.

Kcho, en tant que député et citoyen, est dans son droit absolu d’exposer à l’assemblée parlementaire ses critères, qui peuvent ou non être partagés, ce qui est l’expression de la légitimité et de la transparence de notre démocratie.

Il convient de souligner que depuis 1994, le système d’imposition a été réformé dans le pays. L’immense majorité des écrivains, des artistes et des intellectuels ont non seulement rempli leur obligations fiscales, mais ils l’ont fait en ayant conscience qu’ils participaient ainsi au Budget d’un État qui a rendu toute sa dignité au rôle et à la place des créateurs au sein de la société.

Pour répondre à la tentative de dénaturer les paroles de l’artiste, Granma reproduit à la suite l’intervention textuelle et intégrale du député Alexis Leyva Machado (Kcho), le 23 juillet, devant l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire •

Intervention d’Alexis Leyva (Kcho) à la 9e Période ordinaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le 23 juillet 2012

• ALEXIS Leyva (Île de la Jeunesse). — La question dont nous avons discuté aujourd’hui est fondamentale compte tenu de l’effet qu’elle aura de façon permanente sur le porte-monnaie de tous les Cubains et de toutes les Cubaines, et de sa répercussion positive sur les ressources dont nous disposerons à l’avenir pour continuer de renforcer les conquêtes du socialisme cubain.

Une loi fiscale juste doit s’appliquer à tous les citoyens qui exercent une activité professionnelle, et même ceux qui ne travaillent pas, mais qui sont une charge pour l’État, car ils en reçoivent tous les bienfaits.

Évidemment, une loi fiscale juste doit faire payer plus à ceux qui gagnent le plus. Je pense que cela est clair pour tout le monde ici.

Très jeune, j’ai eu le privilège d’obtenir plusieurs prix internationaux, pour lesquels j’ai toujours dû payer des impôts dans les pays sièges des biennales ou des organisations qui accordent ces prix. Jamais, dans aucun pays, on ne m’a fait grâce d’un centime sur un prix que j’ai gagné. Je suis d’accord sur le fait que Cuba fasse payer des impôts sur les récompenses, car, de plus, cela serait juste par rapport au reste de la société.

Souvenons-nous que dans les années 90, au moment des premiers changements concernant le traitement économique différencié, le monde de l’art a été le premier concerné, lorsque les artistes ont été autorisés à être rémunérés en devises pour le travail réalisé dans notre pays. Un résultat important, mais incomplet, car cela ne concernait pas le reste de la société, ni nos athlètes, ni nos scientifiques, ni nos médecins, qui sont eux aussi reconnus dans le monde comme une réussite de la Révolution.

Aujourd’hui, nous vivons une révolution dans la Révolution, visant à renforcer notre socialisme, sans précipitation, mais sans pause, comme le demande le général d’Armée Raul Castro. Nous, les artistes du peuple, nous devons savoir que nous devons donner encore davantage. C’est notre devoir, sacrifions-nous, nous qui possédons le plus d’argent, en faveur du bien-être collectif. Par conséquent, je crois fermement que nous ne devons pas avoir besoin que l’on reconnaisse cela comme déductible de nos impôts, car je considère comme la responsabilité morale et civique la plus importante à l’égard de notre peuple d’ouvriers, de paysans, de médecins, d’artistes, de maçons, d’enseignants, d’architectes, d’ingénieurs, de mères au foyer, de notre peuple tout entier, qui a payé chaque centime qui nous a permis de réaliser nos rêves.

Nous gagnons plus. Et bien, payons plus. Faisons ce sacrifice par respect et pour le bien-être collectif. C’est notre devoir et nous devons continuer de travailler gratuitement et volontairement pour le peuple, sans recevoir aucun bénéfice fiscal pour cela. Seuls comptent le respect, les félicitations et la satisfaction d’agir correctement.

Je vous remercie (Applaudissements)
 

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