LORS de la dernière Session plénière de l’Assemblée
nationale du Pouvoir populaire, le député de la
municipalité spéciale de l’île de la Jeunesse, l’artiste
Alexis Leyva Machado (Kcho) est intervenu dans le débat
préalable à l’approbation de la nouvelle Loi fiscale.
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Le député
Kcho a souligné la nécessité d’une loi
fiscale qui concerne 100% des citoyens qui
exercent une activité professionnelle
active. |
Ses paroles, dans lesquelles il a manifesté son
soutien à la Loi comme instrument destiné à renforcer le
socialisme cubain, ont été l’objet de manipulations et
d’interprétations tendancieuses dans le but de dénaturer
non seulement le contenu de sa déclaration mais aussi de
discréditer l’artiste.
On connaît l’origine de ces attaques – ceux qui
depuis l’étranger orchestrent et se joignent à toute
campagne anti-cubaine organisée par les ennemis de la
Patrie – et quel est leur objectif : tenter de semer la
confusion, le malaise et la division entre les artistes,
les écrivains, et les travailleurs de la culture dans le
pays, et dans la population en général.
Kcho, en tant que député et citoyen, est dans son
droit absolu d’exposer à l’assemblée parlementaire ses
critères, qui peuvent ou non être partagés, ce qui est
l’expression de la légitimité et de la transparence de
notre démocratie.
Il convient de souligner que depuis 1994, le système
d’imposition a été réformé dans le pays. L’immense
majorité des écrivains, des artistes et des
intellectuels ont non seulement rempli leur obligations
fiscales, mais ils l’ont fait en ayant conscience qu’ils
participaient ainsi au Budget d’un État qui a rendu
toute sa dignité au rôle et à la place des créateurs au
sein de la société.
Pour répondre à la tentative de dénaturer les paroles
de l’artiste, Granma reproduit à la suite l’intervention
textuelle et intégrale du député Alexis Leyva Machado
(Kcho), le 23 juillet, devant l’Assemblée nationale du
Pouvoir populaire •
Intervention d’Alexis Leyva (Kcho) à la 9e Période
ordinaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire,
le 23 juillet 2012
• ALEXIS Leyva (Île de la Jeunesse). — La question
dont nous avons discuté aujourd’hui est fondamentale
compte tenu de l’effet qu’elle aura de façon permanente
sur le porte-monnaie de tous les Cubains et de toutes
les Cubaines, et de sa répercussion positive sur les
ressources dont nous disposerons à l’avenir pour
continuer de renforcer les conquêtes du socialisme
cubain.
Une loi fiscale juste doit s’appliquer à tous les
citoyens qui exercent une activité professionnelle, et
même ceux qui ne travaillent pas, mais qui sont une
charge pour l’État, car ils en reçoivent tous les
bienfaits.
Évidemment, une loi fiscale juste doit faire payer
plus à ceux qui gagnent le plus. Je pense que cela est
clair pour tout le monde ici.
Très jeune, j’ai eu le privilège d’obtenir plusieurs
prix internationaux, pour lesquels j’ai toujours dû
payer des impôts dans les pays sièges des biennales ou
des organisations qui accordent ces prix. Jamais, dans
aucun pays, on ne m’a fait grâce d’un centime sur un
prix que j’ai gagné. Je suis d’accord sur le fait que
Cuba fasse payer des impôts sur les récompenses, car, de
plus, cela serait juste par rapport au reste de la
société.
Souvenons-nous que dans les années 90, au moment des
premiers changements concernant le traitement économique
différencié, le monde de l’art a été le premier
concerné, lorsque les artistes ont été autorisés à être
rémunérés en devises pour le travail réalisé dans notre
pays. Un résultat important, mais incomplet, car cela ne
concernait pas le reste de la société, ni nos athlètes,
ni nos scientifiques, ni nos médecins, qui sont eux
aussi reconnus dans le monde comme une réussite de la
Révolution.
Aujourd’hui, nous vivons une révolution dans la
Révolution, visant à renforcer notre socialisme, sans
précipitation, mais sans pause, comme le demande le
général d’Armée Raul Castro. Nous, les artistes du
peuple, nous devons savoir que nous devons donner encore
davantage. C’est notre devoir, sacrifions-nous, nous qui
possédons le plus d’argent, en faveur du bien-être
collectif. Par conséquent, je crois fermement que nous
ne devons pas avoir besoin que l’on reconnaisse cela
comme déductible de nos impôts, car je considère comme
la responsabilité morale et civique la plus importante à
l’égard de notre peuple d’ouvriers, de paysans, de
médecins, d’artistes, de maçons, d’enseignants,
d’architectes, d’ingénieurs, de mères au foyer, de notre
peuple tout entier, qui a payé chaque centime qui nous a
permis de réaliser nos rêves.
Nous gagnons plus. Et bien, payons plus. Faisons ce
sacrifice par respect et pour le bien-être collectif.
C’est notre devoir et nous devons continuer de
travailler gratuitement et volontairement pour le peuple,
sans recevoir aucun bénéfice fiscal pour cela. Seuls
comptent le respect, les félicitations et la
satisfaction d’agir correctement.
Je vous remercie (Applaudissements)