Des voix de plus de
45 pays exigent la liberté des Cinq
Nuria Barbosa Leon
LA demande de justice pour les Cinq est arrivée
jusque dans les bureaux du Capitole de Washington par la
voix d’une vingtaine de personnes venues des États-Unis,
du Canada et d’Europe dans le cadre de la campagne Cinq
jours pour les Cinq , organisée par le Comité
international pour la liberté des Cinq, du 17 au 21
avril, en faveur de la libération des combattants
antiterroristes prisonniers aux États-Unis depuis 1998.
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Des
militants ont rendu visite à
des sénateurs et des congressistes
au Capitole de Washington. |
Pendant deux jours, les militants ont fourni des
informations à plus de 40 sénateurs et congressistes –
dont la plupart n’avaient jamais entendu parler de
l’affaire – sur le procès manipulé et politisé auquel
les Cinq ont été soumis à Miami, en flagrante violation
des droits de l’Homme ; ils ont également dénoncé le
silence de grande presse internationale sur cette
affaire.
Un nouveau comité pour la libération des Cinq a été
créé dans la localité de Takoma Park, dans le Maryland.
Au cours du meeting Obama Give me Five, plusieurs
personnalités ont pris la parole, notamment l’acteur
nord-américain Danny Glover, la pacifiste Cindy Sheehan,
mère d’un jeune Étasunien, tué en Irak, l’ancien
responsable du Bureau des intérêts des États-Unis à
Cuba, Wayne Smith, le journaliste et avocat cubano-américain
José Pertierra, le cinéaste nord-américain Saul Landau,
et l’écrivain et journaliste français Salim Lamrani,
entre autres. L’ensemble des débats était transmis en
direct sur le canal internet CubaenWashington, de Justin
TV.
Des centaines de personnes ont participé au
rallye Voyage pour la liberté des Cinq Cubains, organisé
avec le soutien de syndicats nord-américains, et qui
s’est achevé par une manifestation en face de la Maison
Blanche avec des affiches, des drapeaux et des pancartes
exigeant la libération des Cinq.
Des annonces sur l’affaire ont été publiées dans les
journaux locaux et des affiches ont été collées dans des
lieux de passage, tandis que certains medias alternatifs
donnaient des informations sur le déroulement des cinq
journées.
LE SOUTIEN INTERNATIONAL
À Londres, sur Trafalgar Square, des centaines de
personnes se sont rassemblées pour exiger la libération
immédiate des Cinq. À l’initiative de l’organisation de
solidarité avec Cuba Rock Araund the Blockade, une
pancarte de 15 m de long a été déployée. Des actions
semblables sont prévues à Glasgow, tandis qu’une
exposition des œuvres d’Antonio Guerrero et de Gerardo
Hernandez est annoncée dans une galerie londonienne.
À Mexico, des dizaines de personnes se sont réunies
en face de l’ambassade des États-Unis pour exiger la
libération des Cinq ; en Russie, l’association
Venceremos a remis un courriier dans le même sens
adressé au président Barack Obama.
À Managua, le Parlement nicaraguayen a approuvé une
résolution demandant au gouvernement étasunien la
libération des Cinq.
En République dominicaine, l’émission de télévision
Rebeldes, de la chaîne Tierra América 12, a consacré une
émission à l’affaire des Cinq.
Dans de nombreux pays, des organisations se sont
associées à la campagne Cinq jours pour les Cinq,
notamment en Allemagne, en Argentine, en Australie, en
Belgique, en Bolivie, au Brésil, au Chili, au Costa
Rica, au Salvador, en Espagne, en Italie, au Pérou, en
Turquie, en Suède, en France et en Ukraine.
À Cuba, des représentants des brigades de solidarité,
composées d’environ 2 000 jeunes de 83 pays qui étudient
dans la province de Villa Clara, ont participé à un
meeting de soutien au cours duquel des informations sur
le procès ont été apportées.
Des quatre points du monde, des informations sur les
diverses manifestations mises en place continuent
d’arriver, qui toutes exigent que justice soit faite une
fois pour toute, et que les Cinq soient remis en liberté
immédiatement.