Prisonniers politiques de l'Empire  MIAMI 5    

     

TEXTE seulement  

 C U B A

La Havane. 10 Mai 2012 

Préserver la route de La Farola

Jorge Luis Merencio Cautin

DEPUIS plusieurs années, une trentaine d’hommes des communautés rurales d’Imias et de Baracoa ont pour mission de préserver l’une des sept merveilles du génie civil cubain : la majestueuse route de La Farola.

Wilfredo, Herminio, Luis, Domingo, Hermis sont quelques-uns des noms des personnes chargées des opérations de nettoyage et de remise en état de La Farola, la route la plus impressionnante de Cuba qui relie Baracoa aux régions du sud du pays. La Farola est un impressionnant ouvrage d’ingénierie qui serpente entre les montagnes à une hauteur de 600 mètres au dessus du niveau de la mer. Il possède 9 ponts suspendus au-dessus du vide. « Les ouvriers chargés de l’entretien et du nettoyage sont regroupés en trois brigades : deux appartenant à la municipalité d’Imias et l’autre à celle de Baracoa », nous explique Herminio Gamboa Martinez, le responsable du premier groupe.

Originaire du village de Veguita del Sur, Herminio précise que ses hommes s’occupent des 14 kilomètres de route reliant la commune de Cajobabo aux hauteurs de Alto de Emilita (un kilomètre par ouvrier), la deuxième brigade assure le tronçon Alto de Emilia – Alto de Marañon, et le troisième groupe est chargé de la voie reliant les deux municipalités à Paso de Cuba.

Ici s’achève la route proprement dit, mais officiellement on compte aussi les six kilomètres qui vont de Las Guasimas au belvédère d’Alto de Cotilla, où les ingénieurs ont apporté des solutions techniques originales, comme l’atteste la construction de cette chaussée dont la réalisation relève de l’exploit technique, si l’on sait que la ville n’était accessible que par la mer. Aujourd’hui cette route déroule ses lacets accrochés aux flancs des montagnes pour descendre vers la ville entourée de collines.

Le personnel chargé de la maintenance de La Farola et d’assurer la bonne circulation des véhicules appartient à l’Entreprise de construction et d’entretien de Guantanamo. Les travaux s’articulent autour de plusieurs missions comme le nettoyage, le curage, le débouchage et le dégorgement des canalisations, ainsi que la restauration et l’entretien des ponts.

Ils s’occupent en outre d’enlever l’herbe qui pousse sur les saillies et autres parties de la construction, de refermer les joints ouverts pour une cause quelconque afin de garder une surface unie et régulière, d’entretenir en bon état l’asphalte de la chaussée et des trottoirs, ainsi que l’état des enrochements des fondations…

« Les plus gros travaux sont réalisés au moyen d’engins fournies par des entreprises de construction des deux municipalités », signale Ermis Ramirez Ramirez, qui malgré ses 61 ans est l’ouvrier d’avant-garde de la brigade dirigée par Herminio.

« Cette route est toute notre vie, c’est pourquoi ce travail nous tient à cœur. Cet ouvrage fait la fierté aussi bien des habitants de Baracoa que des gens comme nous qui habitons tout au long de la route », ajoute Wilfredo Samon Samon, membre de la deuxième brigade, habitant du village d’El Chorrito, où est née la première équipe chargée de l’entretien de La Farola, dans le milieu des années 60.

La route de La Farola est empruntée par 96% des gens qui entrent ou sortent de Baracoa, et 83% des marchandises transitent par cette voie, ce qui en dit long sur l’importance économique de cet ouvrage, une promesse non tenue par les gouvernements de la pseudo république qui fut accomplie par la Révolution

Elio Gonzalez Rodriguez, sous-directeur économique de l’Entreprise de construction et d’entretien de Guantanamo, a fait l’éloge du travail du personnel chargé de préserver de La Farola.

À la veille du triomphe de la Révolution, la ville de Baracoa languissait encore, dépourvue de routes ou d’un chemin de fer la reliant au reste de l’île. Avec l’arrivée de la Révolution, les conditions de Baracoa changèrent significativement grâce à la construction de cette route entre les montagnes qui relie la ville à Santiago de Cuba.
 

                             IMPRIMER CET ARTICLE


Directeur général: Lazaro Barredo Medina
/ Directeur éditorial: Gustavo Becerra Estorino
SUR CUBAWEB: http://www.granma.cu/

E-mail | Index | Español | English | Português | Deutsch | Italiano
© Copyright. 1996-2012.
GRANMA INTERNATIONAL. Tous droits réservés. / Edition numérique. Cuba.

Retour en haut de la page